RODA-GIL, Etienne
Le patineur
Dans une ville où je passais
Bien au nord du mois de juillet
Sur un grand lac, un lac gelé
Un homme en noir glissait, glissait
Il avait un drôle d'habit noir
Qui avait dû faire les grands soirs
De l'Autriche et de la Hongrie
Quand elles étaient réunies
C'était un échassier bizarre
Il ne sort pas de ma mémoire
Sur une jambe et jusqu'au soir
Il glissait là sur son miroir
Il patinait, il patinait
Sur une jambe, il patinait
Et puis la nuit est arrivée
Il lui a fallu s'arrêter
Car les enfants devaient rentrer
Le spectacle était terminé
Une belle femme aux cheveux blancs
Est venue vers lui, gentiment
Mettre une canne dans sa main
Et un long manteau sur ses reins
C'était un échassier bizarre
…..
Dans une ville où je passais
Bien au nord du mois de huillet
Sur un grand lac, un lac gelé
Un homme en noir boîtait, boîtait
Il patinait, il patinait
Sur une jambe il patinait
Ce n'est rien
Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
Tu sais bien
Elles s'en vont comme les bateaux
Et soudain
Ça revient
Pour un bateau qui s'en va
Et revient
II y a mille coquilles de noix
Sur ton chemin
Qui coulent et c'est très bien
Et c'est comme une tourterelle
Et qui s'éloigne à tire d'aile
En emportant le duvet
Qui était ton lit
Un beau matin.
Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan.
Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
Tu sais bien
Elles s'en vont comme les bateaux
Et soudain
Ça prévient
Comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirènes de joie
Sur ton chemin
Qui résonnent et c'est très bien
Et ce n'est qu'une tourterelle
Qui revient à tire d'aile
En rapportant le duvet
Qui était ton lit
Un beau matin.
Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan.
Ça prévient.
Comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirènes de joie
Sur ton chemin
Qui résonnent et c'est très bien
Et ce n'est qu'une tourterelle
Qui reviendra à tire d'aile
En rapportant le duvet
Qui était son nid
Un beau matin
Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan.
Le Lac Majeur
Il neige sur le lac Majeur
Les oiseaux-lyre sont en pleurs
Et le pauvre vin italien
S'est habillé de paille pour rien
Des enfants crient de bonheur
Et ils répandent la terreur
En glissades et bombardements
C'est de leur âge et de leur temps
J'ai tout oublié du bonheur
Il neige sur le lac Majeur
J'ai tout oublié du bonheur
Il neige sur le lac Majeur
Voilà de nouveaux gladiateurs
Et on dit que le cirque meurt
Et le pauvre sang italien
Coule beaucoup et pour rien
Il neige sur le lac Majeur
Les oiseaux-lyre sont en pleurs
J'entends comme un moteur
C'est le bateau de cinq heures
J'ai tout oublié du bonheur
Il neige sur le lac Majeur
J'ai tout oublié du bonheur
Il neige sur le lac Majeur
Si on chantait
La grande ville
Mange la ville
La grandie vie
Mange la vie
Marie si belle
Marie vaisselle
Marie chandelle
Plume d'hirondelle
Fleur sans colline
Pleur en cuisine
Marie sans fard
Fleur de brouillard
Si on chantait
Si on chantait
Si on chantait
Si on chantait
Marie divine, si on chantait
Si on chantait
…..
Ce qui me peine
N'est pas que je t'aime
Le temps se lasse
Le cour efface
Parmi les femmes
Pourquoi le taire
Celles qui te ressemblent
Je les préfère
Marie divine
Sans mousseline
Dans ta cuisine
Je t'imagine.
Si on chantait
…..